Mar 26, 2008
“Don’t be evil”. C’est le principe qui guide l’action du moteur de recherches n°1 dans le monde, Google.
Et pourtant.
En 2003, Google commence a imposer son modèle de liens sponsorisés, Adwords, modèle copié/collé sur le défunt GoTo, (devenu depuis Overture, puis Yahoo Search Marketing). Google devient un moteur très utilisé, et doit développer son business auprès des grands annonceurs, d’une part, et doit aussi convaincre les grands sites médias de faire appel à ses services pour rentabiliser leurs pages de contenu (via AdSense, le modèle d’affichage de liens sponsorisés pour les éditeurs de sites).
A cette époque, les éditeurs sont peu enclins à “partager” avec Google ce qu’ils arrivent à commercialiser en direct ou avec leurs régies, le modèle de commercialisation au CPM.
Mais à cette époque commencent à émerger un noveau type de publication : la publication personnelle sur des carnets, les blogs. [voir à ce sujet l’entrée de Wikipedia].
Pour amener les éditeurs à davantage de “raison” dans les négociations commerciales, Google décide d’utiliser sa véritable force : les résultats de son moteur de recherche. Sur environ 1 an 1/2, Google altère progressivement son algorithme d’indexation afin que celui-ci donne une prime de plus importante aux blogs dans les résultats de recherche.
Le principal item pris en compte semble être la fréquence de publication, identifiée clairement dans tous les posts des blogs. Plus le blog est “rafraîchi”, plus les mots-clés qui le composent sont considérés comme pertinents par Google.
Le résultat se constate sur les pages de résultat. Les internautes voient progressivement apparaître, au côté des sites d’éditeurs traditionnels (sites corporate, sites de marques, sites de médias en ligne), des “petits nouveaux” : les blogueurs, qui squattent des résultats dans les pages les plus importantes de Google, les 2 premières pages de résultats.
Cette stratégie de “concurrence” sur les pages de résultat amène certains éditeurs à davantage de compréhension. En rendant l’achat d’AdWords nécessaires pour pouvoir être visible (comme l’illustre cette publicité putassière de Gala)…
“Don’t be evil”. Mais si modifier les résultats permet de faire un peu de business*…
*et si cela permet en plus de dire que Google résiste à la pression des “gros éditeurs” en mettant en avant des sites indépendants, comme Wikipédia, particulièrement favorisé… alors l’opération est vraiment gagnante !
Tags : algorithme, Google, influence des blogs
Mar 12, 2008
On verra ici ou là une campagne vidéo où un parachutiste tombe sur une vache, puis se prend une météorite sur le museau, puis une sorte de soucoupe volante, avec des morceaux de post-production et de la connivence pleine d’humour potache (le gars déguisé en vache, trop drôle, le réal au mégaphone, trop drôle).
Les qualités esthétiques de l’ensemble sont laissées à l’appréciation de l’internaute (celui qui apprécie le jaune maronnasse et le bordeaux, en tous cas) ; mais l’argument est la résistance du téléphone figurant dans la poche du parachutiste mort (ou tout comme) suite à sa chute. Le téléphone du gusse n’a pas un pet’ au casque, c’est un téléphone costaud, “robuste“, comme le vend le site (avec force typo “Mash”-like).
Et même au-delà du robuste, puisque ledit téléphone est certifié “IP54“, “indice de protection défini par la norme française….“. Bref, comme le dit le site, “les produits subissent pour se faire une batterie de tests extrèmes“, réussissant en tous cas l’exploit de se coller une faute d’orthographe et une de grammaire dans la même phrase, et prouvant que la relecture des sites ne fait pas partie de l’indice IP54.
Personnellement, je ne connais pas trop le planning produit de chez Samsung, mais je suppose que ce produit est destiné :
- aux militaires français des forces spéciales en afghanistan,
- aux accidentés de la route
- aux parachutistes (donc)
- aux yamakazis qui sautent des barres d’immeubles.
Moi, sédentaire, 10 ans d’utilisation d’un mobile, je n’ai jamais réussi à en casser un, à en faire asperger un par la pluie, etc. Mais bon, il y a peut-être un public intéressé.
Tags : publicité, Samsung Solid M110
Mar 10, 2008
On a récemment appris le départ de Steven Spielberg de l’organisation de la cérémonie d’ouverture des JO, cet été, à Pékin. On voit en France depuis quelques semaines des annonces dans les journaux, passées par Reporters Sans Frontières, annonçant que la Chine est “la plus grande prison du monde pour les journalistes et les internautes“. Amnesty mène une campagne de même nature.
Sport, politique, business
Les chinois ont évidemment demandé à ne pas tout mélanger:
“Sport should not be mixed up with politics, and the Olympics is definitely not a stage for politicians, a member of the International Olympic Committee (IOC) said on Sunday“.
Le CIO, par la voix de son patron, Jacques Rogge, a du coup dû préciser qu’il fallait laisser sa conscience au vestiaire et ne pas faire des JO une plateforme politique :
“The role of the IOC is to organise the Olympic Games. We are not a sports association nor a political organisation and neither an association with humanitarian goals.
“That does not mean that everyone of us within the Olympic movement does not have his own conscience, his own very strong beliefs.”
et d’ajouter dans une autre intervention:
“I’m saying that the Games are a force for the world that will promote the social evolution in China, and the Games are a catalyst for change in China,” […] “But the Games, at the same time, are not the panacea for all the ills of the world.”
Evidemment, loin de Rogge l’idée de mettre la pression sur ses partenaires “business”, les sponsors, pour que ceux-ci, à leur tour, mettent la pression sur la Chine.
Quelques sponsors des JO de Pékin 2008…
Atos Origin est la SSII partnaire olympique de Beijing’08. Sur son site, une section sur la “Sustainability“, dans laquelle l’entreprise indique que sa responsabilité en tant qu’acteur économique est relayée par ses employés, qui s’engagent :
“We acknowledge that we have a corporate responsibility and commitment to the communities in the countries where we work and where our clients, partners and suppliers are present. This is not something we teach or demand, it is simply something our people do and want to do.”
Pour résumer, notre bonne conscience, c’est sur le dos de nos employés que nous la créons.
Pour GE, les affirmations d’intervention politique sont plus claires.
“GE participation in global public policy begins locally. In each community where we do business, we strive to engage with local governments, communities and civil society on issues of mutual interest.”
Des exemples en Chine ? Non, au Japon, au Chili, au Qatar… la Chine attendra probablement l’après-J.O.
Johnson&Johnson traite le problème de manière plus subtile : un partenariat avec une association, Right to Play, permet de dire que les enjeux JO sont couverts…sans s’intéresser à la Chine.
Samsung présente un raisonnement purement interne, en s’interdisant de faire travailler des ouvriers sans leur consentement :
“As part of human rights concerns, the in-house regulations strictly stipulate that the Company may not compel employees to perform work against their will by unlawful means, including violence, threat, confinement, or mental and physical restraints”.
Là encore, on ne mentionne pas la Chine.
Laure Manaudou dans tout ça ?
Laure, figure icônique, mannequin pour Lancel, multi-médaillée, est a priori loin de tout ce remue-ménage politique, partant du principe qu’à priori, un athlète ne pense pas, est là pour lancer des javelots, courir comme un dératé ou taper dans une balle jaune.
C’est là que nous formulons un conseil à Laure, pour passer du statut de “star préférée” des français à icône absolue sur le même podium que Zidane et Noah : convoquer une conférence de presse, invoquer des principes moraux (le respect de la liberté d’expression) et annoncer son retrait de la compétition en Chine.
Evidemment, d’un point de vue “carrière”, ce n’est pas l’idéal. Là, on lui conseillera de tenir encore 4 ans de plus jusqu’aux prochains JO, et de continuer à battre des records du monde tous les ans.
Tags : Atos Origin, General Electric, J.O, Johnson&Johnson, Pékin 2008, Samsung
Mar 5, 2008
Citizen Act est le business game de la SocGen pour les étudiants (écoles de commerce, d’ingénieurs, facs). Il s’agit d’un Business Game orienté RSE (responsabilité sociale et environnementale).
La question posée aux étudiants est simplement d’”imaginer Société Générale, banque responsable en 2028“, en développant un projet marketing, vente, RH, etc.
Les critères de jugement seront “l’originalité, le lien avec le thème RSE et les activités SocGen, l’intérêt et le réalisme que les actions représenteront pour SocGen”. Le système de jeu passe par la constitution d’une équipe (un classique dans les biz-games) et la mise en relation avec un “parrain” au sein de la SocGen puis, plus original, par la création d’un blog dédié, consacré à chaque équipe.
Ce blog doit ensuite faire l’objet d’une “promotion” puisque, selon les instructions données aux participants,
“Fédérer les étudiants de votre école autour de votre projet, solliciter leur attention et leurs commentaires fait partie du jeu”
Pour ce faire, la SocGen propose en téléchargement un “pack promo” comprenant modèle de newsletter, bannières etc.
Une mécanique, pas de sens ?
Evidemment, on voit le paradoxe du message et du mécanisme, (que l’affaire Kerviel rend particulièrement dissonnant) :
- un visuel “action”, une typo “militaire”, une référence aux armes et l’idée de “changer le monde” : une invitation très forte…
- “imaginez la banque en 2028″ : l’engagement tombe complètement à plat. 2028, pourquoi pas 2128 ou 2228, c’est un peu la même chose, alors que la pression sur la RSE est de faire quelque chose aujourd’hui, pas dans 20 ans (cf Al Gore, Nicolas Hulot, etc).
Cela ne rend que plus futile le mécanisme marketing / viral de promotion par les étudiants, conçu que pour permettre l’association de la RSE et de SocGen dans les moteurs de recherche… ce qui fonctionne. Des groupes Facebook en pagaille, et les fameux “wikiblogs” plus ou moins alimentés et commentés.
RSE, RSE…
La thématique RSE a bon dos. Elle est à la mode, et elle correspond aussi aux aspirations des jeunes à s’engager sur des sujets “humanitaires” (voir données partielles ici)…autant l’utiliser, avec un horizon pas trop proche, pour éviter les retours de bâton… et puisque nous sommes en période de pénurie de talents (comme disent les responsables RH) et que le gros barnum semi-viral du jeu permet à la SocGen de se faire connaître par les joueurs, et surtout par le cercle des relations des joueurs via mailings, groupes Facebook, autant en profiter.
Tags : Business Game, CSR, Développement Durable, RSE
Feb 19, 2008
1994 :
Les nouveaux systèmes de communication devraient offrir aux membres d’une communauté les moyens de coordonner leurs interactions dans le même univers virtuel de connaissances. Dans cette perspective, le cyberspace deviendrait l’espace mouvant des interactions entre connaissances et connaissants de collectifs intelligents deterritorialisés.
Cité par Steven Von Strüss, Interactive-Writing designer Architect.
Le bouquin est indisponible ici notamment.
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- hélène: J’en ai 2, le premier date de la naissance de mon fils en 1972, j’ai confectionné tous ses...
- samuel: @barraki : merci de votre opinion, et de votre rappel des contraintes externes que certains veulent faire...
- Barraki: à mes yeux ils sont très simples. HK est une entreprise se proposant de défendre par tous les moyens une...
- samuel: @barraki, désolé pour les erreurs d’interprétation. Il est vrai que les échanges entre les...
- Barraki: Excusez-moi, mais le paragraphe “considérant que le point de vue concernant la société Cortix est...
- xavier: Bonjour, le TM31 est sorti il y un certain temps. Est ce quelqu’un sait si un nouveau modéle est dans...
- Amelie / Ces petits riens parisiens: Et… d’où je ne suis pas dans tes liens !!!???
- Amelie / Ces petits riens parisiens: L’environnement, il n’y a que ça de vrai…
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- abadinte: HK est connu pour utiliser des sites plus ou moins miroir afin d’augmenter le PR d’un site et...
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