Communiqué du Groupe Caisse d’Epargne
Communiqué du 17 octobre 2008 : (la graisse est de moi)
Du fait de l’extrême volatilité des marchés et du krach boursier de la semaine du 6 octobre, le Groupe Caisse d’Epargne a connu un important incident de marché dans l’activité dérivés actions, qui s’est traduit par une perte de l’ordre de 600 millions d’euros. Cet incident a été décelé dans le cadre des procédures habituelles de contrôle.
Cette perte concerne exclusivement la gestion en compte propre de la CNCE, c’est-à-dire une activité indépendante de sa trésorerie.
Compte tenu de son niveau de fonds propres – plus de 20 milliards d’euros – et de son importante liquidité, cette perte n’affecte pas la solidité financière du Groupe et n’a aucune conséquence sur la clientèle.
Les mesures nécessaires ont été immédiatement prises pour solder cette position et mettre fin à cette activité. Des sanctions ont été prononcées et les autorités de tutelle informées.
Le communiqué est un modèle du genre dans l’enfumage. Le “du fait de l’extrême volatilité” laisse entendre que la perte de 600 m€ est une conséquence de la situation mondiale - contre laquelle on ne peut rien, ma bonne dame, la confiance a disparu - , mais le “des sanctions ont été prononcées” laisse entendre qu’un petit gars dans son coin a salement déconné…
Le pire est évidemment dans le “...qui s’est traduit par une perte de l’ordre de 600 millions d’Euros“. “De l’ordre”, c’est parce que la perte est de 598 millions - ou 602, etc - ou parce que l’incident n’est pas encore fini et ne peut donc être évalué avec précision ?
On croyait les banquiers des gens précis en matière de chiffres.
En matière de communication, c’est autre chose.
Tags : Caisse d'Epargne, CNCE, Krach







