L’opt-in forcé du Post
Le Post, journal en ligne de qualité, procède d’une manière assez légère quand il s’agit d’abonner les gens à sa newsletter quotidienne.
Cette méthode n’est pas sans rappeler les méthodes de La Poste pour l’abonnement à son Hub.
Sur Le Post, la première étape de la création d’un compte propose une case “précochée” : “J’accepte de recevoir les offres du Post“. Notons que rien ne précise ce que sont les “offres” du Post.
Dans le doute, décochons la case pour éviter d’être inondé de promo et - pensons-nous - de recevoir une newsletter éventuelle. Puis validons l’inscription.
Deuxième étape : après avoir reçu un mail de confirmation contenant un lien cliquable, confirmons le compte. Nous accédons alors à notre compte (qui nous permettra à loisir de prouver aux pisse-froids que nous pouvons, nous aussi, produire des contenus de qualité).
Troisième étape : laisser infuser quelques jours (le temps de trouver un sujet fédérateur à même de créer une polémique avec Jean-Marc Morandini)
Quatrième étape : y revenir, par sa boite mail, inondée de newsletters du Post.
Ah, il y aurait donc une sorte d’inscription automatique à la newsletter du Post ? Vérifions sur les paramètres de gestion du compte sur le site du Post
Ah oui, c’était donc ça, la case d’abonnement à la newsletter est pré-cochée.
Plutôt que de jouer la transparence, Le Post abonne les gens d’office à sa Newsletter et propose uniquement un Opt-Out passif dans lequel l’internaute doit venir se désinscrire sur le site du Post.
Le raisonnement du Post est assez simple : “j’envoie une newsletter tous les matins, il y aura bien quelqu’un pour cliquer et venir sur le site du Post”.
Eh ben, c’est pas joli-joli comme méthode. Légal, possiblement. Mais condamnable du point de vue du respect de l’internaute, et pas sans rappeler le vendeur en porte-à-porte qui refourgue ses encyclopédies en même temps que son aspirateur contre un crédit sur 98 mois.
Le Post, La Poste, même combat ?



