Cooptation gérontocratique
L’attribution des nouvelles places à l’unité de soin gériatrique du Sénat s’est convenablement déroulée dimanche soir.
Le système gérontocratique de cooptation des membres a parfaitement fonctionné et garantit de nouveau à la chambre haute de notre Parlement les conditions d’un exercice serein de sa mission de modération du pouvoir exécutif. Les voix des sirènes d’un modernisme échevelé, du jean “slim” à la musique de zazou du genre “technotik” ne passeront pas par les Sonotones de nos glorieux ainés. Explication :
- Sagesse
La valeur n’attend pas le nombre des années, chantaient les Madelin, Douffiagues, Malhuret et Longuet de la “Bande à Léo”. 25 ans plus tard, force est de constater que ces derniers, à force de bailler aux Corneille, auraient aujourd’hui la sagesse nécessaire pour entrer dans la Haute assemblée.
Le dernier renouvellement illustre parfaitement ce point : comme on le constate sur le graphique ci-dessous, nos aînés sont maintenant quasiment deux-tiers à avoir dépassé 60 ans.

Quelques “jeunes” faussent évidemment les statistiques, mais réjouissons-nous du fait que la moitié d’entre eux basculera dans la zone des 60 ans au cours de son mandat.
Cette expérience est d’autant plus nette lorsque l’on compare cette répartition avec les données globales de la population française :

La balance du Sénat penche très favorablement en faveur de l’expérience accumulée que peuvent offrir 343 hommes (dont quelques femmes) dans la fleur de l’âge mûr, par comparaison avec une jeunesse globale de la population française qui est invariablement tentée par l’Aventure sous toutes ses formes.
- Expérience
En termes d’expérience, la Haute assemblée n’a de leçons à recevoir de personne. Elle connaît en effet parfaitement les us et coutumes locaux, étant largement enracinée dans les territoires de notre beau pays et les Sénateurs essayant d’adjoindre à leur mandat national des mandats locaux divers et variés. A preuve, le nombre de mandats exercés par les Sénateurs :

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Souhaitons à la Haute assemblée le courage nécessaire à modérer les ardeurs d’un Gouvernement cacophonique piloté par un Président faisant feu de tout bois.
Temps de la réflexion, confort immobilier et voyages d’études devraient permettre à nos Sénateurs d’équilibrer cette France à la dérive.
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