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Des choses qui collent à la tête

Vorwerk Thermomix TM31 / 1

Vorwerk.  Thermomix. Modèle TM31, vous connaissez ?

C’est un peu comme un robot ménager. Ca coupe, ça cuit, ça mitonne, ça garde au chaud… le paradis de la ménagère, mais plutôt une ménagère CSP+++ qui veut consacrer du temps à ses enfants.

Dans l’escalade électroménagère, on commence petit, avec un Vita-Saveur ou un dispositif électrique équivalent qui permet de cuire à la vapeur. Puis, les années passant, on s’embourgeoise un peu. On commence à acheter Elle Déco, Coté Sud, AD, etc. On voit des beaux intérieurs avec des cuisines immaculées dans lesquelles sont les arachnéens presse-agrumes Starck, dont on sait pertinemment qu’on en fout partout, mais qui en jettent.

Au bout des plans de travail, des genres de gros robots, des Kenwood ou des Magimix, des trucs qui prennent un m2 d’espace vital. Et on s’en achète un, un chromé, ou un jaune, pour habiller son intérieur tendance loftisant, pour aller avec sa Mini Cooper régressive, en se disant bien qu’on l’utilisera. Ce qu’on fait, une fois ou deux, pour faire de la pâte à pain. Le truc ne sert pas trop, mais il est tellement grand qu’on n’a pas de placard pour le ranger, et donc on le laisse en évidence, pour susciter - aussi - les questions des amis.

Quand on en est là, on est mûr pour passer au sommet de la technologie allemande, le Vorwerk Thermomix TM31. Cet ustensile semble actuellement déferler sur le monde CSP+(++).

motiv03mit.jpgC’est donc un robot ménager. Mais pas un bête robot ménager, non, un ROBOT MENAGER. En cuisine, il trône à la place du Kenwood ou du Magimix. Il fait tout, pourvu qu’on ait son livre de recettes assorti. On glisse les ingrédients, on appuye sur 3 ou 4 boutons, et voilà la sauce hollandaise, la mayonnaise, la pâte à pain, la purée, etc (séparément,  quand même). Et, avec le “Varoma” (quel nom!), on cuit à la vapeur le poisson du vendredi et ses légumes variés.

Après, on lave les ustensiles (dont un genre de couteau/hélice particulièrement retors).

Les femmes sont comblées, les maris en parlent entre hommes avec des trémolos technoïdes dans la voix.

Cela n’est pas vendu en magasin, non. Uniquement en vente à domicile, comme Tupperware ou StanHome, pour ceux qui connaissent.

Car il faut toute la persuasion d’une démonstratrice à domicile, une amie, une copine, pour voir la machine en action et se dire que, quand même, c’est cher, mais on se laisserait bien tenter. On hésite, quelques semaines, quelques mois.

Et puis on voit la machine à l’oeuvre chez une copine, cette fois, et on entend à nouveau ses louanges. Et finalement, l’ustensile est bien foutu, il est beau, et puis, on a un peu d’argent. Et on l’achète, et on refile son vitasaveur, son Magimix ou son Kenwood.

Et on est content d’avoir dépensé 1000 euros.

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